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Bien-être de l'enfant

Mentorat et parrainage : les dispositifs existants

Mentorat, parrainage et tutorat accompagnent les enfants et les jeunes, mais ne répondent pas aux mêmes besoins. Choisir le bon dispositif évite les attentes déçues et aide à construire un accompagnement adapté. En France, des associations et d’autres…

Mentorat, parrainage et tutorat accompagnent les enfants et les jeunes, mais ne répondent pas aux mêmes besoins. Choisir le bon dispositif évite les attentes déçues et aide à construire un accompagnement adapté.


En France, des associations et d’autres structures organisent ces relations, souvent avec des bénévoles et un suivi personnalisé. Leurs objectifs, leurs publics et leurs modalités diffèrent : quelques repères permettent de s’y retrouver.


À retenir : les dispositifs de mentorat et de parrainage


  • Apprentissages scolaires et méthodes de travail ciblés
  • Confiance, orientation et ouverture des perspectives personnelles
  • Réseau professionnel, codes de l’emploi et insertion durable
  • Relation encadrée par une structure et suivie dans le temps

Mentorat, parrainage et tutorat : des objectifs distincts


Ces distinctions éclairent le choix du dispositif : chaque relation répond d’abord à une difficulté ou à une étape particulière. Selon l’INJEP, le mentorat associe un jeune à un bénévole dans une relation encadrée par une structure.

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Le tutorat pour les apprentissages et la méthode


Le tutorat porte principalement sur les cours, les méthodes de travail ou une matière précise, en individuel ou en petit groupe. Un élève qui peine à organiser ses révisions pourra ainsi travailler des exercices avec un tuteur.


Le mentorat et le parrainage pour se projeter


Le mentorat privilégie la confiance, l’orientation et la transmission des savoirs liés aux parcours de vie. Le parrainage s’oriente souvent vers l’insertion : un professionnel peut présenter les codes d’un secteur ou aider à préparer une candidature.


La comparaison suivante aide à clarifier les attentes avant de solliciter une association. Les appellations varient parfois selon les structures, d’où l’intérêt de vérifier le contenu concret proposé.


Dispositif Objectif principal Exemple de besoin
Tutorat Consolider les apprentissages Comprendre une notion de mathématiques
Mentorat Renforcer confiance et orientation Explorer des études ou des métiers
Parrainage Faciliter l’insertion professionnelle Préparer une candidature ou découvrir un secteur
Coaching Accompagner un objectif défini Structurer une démarche de progression


Pour une famille, la première question reste donc le besoin actuel du jeune, plutôt que le nom du programme. Une fois ce besoin identifié, le cadre de la relation devient déterminant.


Comment se déroule un accompagnement de mentorat


Après le choix du type d’aide, l’organisation concrète protège le jeune comme le bénévole. Selon l’INJEP, les associations assurent la mise en relation et le suivi des binômes, avec des pratiques adaptées à leurs moyens.

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La mise en relation et le suivi personnalisé


Une structure recueille les besoins, recherche un mentor compatible et précise les règles de rencontre. Le binôme peut échanger en personne ou à distance, selon les objectifs, les disponibilités et l’organisation locale.


Les rencontres servent, par exemple, à préparer un entretien, évoquer une orientation ou découvrir un métier. Le mentor encourage l’autonomie sans remplacer les parents, les enseignants ni les professionnels spécialisés.


Les associations peuvent organiser plusieurs étapes utiles :


  • Évaluation des besoins du jeune et de ses attentes
  • Choix d’un bénévole disponible et adapté au programme
  • Clarification des règles, des objectifs et des limites
  • Échanges réguliers et appui d’un coordinateur

Le rôle des mentors et des coordinateurs


Le mentor apporte une écoute et une expérience, tandis que le coordinateur soutient la relation et intervient si elle rencontre une difficulté. Cette organisation rend possible un accompagnement plus durable que des échanges ponctuels.


Selon l’INJEP, les fonctions de coordination couvrent notamment le recrutement, la formation et le suivi des binômes. Elles contribuent aussi à l’intégration du mentorat dans les actions éducatives ou d’insertion.

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La qualité d’une relation dépend ainsi autant de l’engagement bénévole que du soutien apporté par la structure. Cette exigence prend des formes différentes selon les organisations et les publics accompagnés.


Structures et publics des dispositifs d’accompagnement


Le cadre associatif se décline à l’échelle nationale comme dans des initiatives de proximité. Le plan « 1 jeune, 1 mentor », lancé en 2021, a soutenu le déploiement de programmes partout en France.

Des réseaux de mentorat aux profils variés


Les dispositifs sont portés par des associations, des fondations et d’autres organismes, avec des tailles et des ressources différentes. Certains s’adressent à des jeunes en difficulté scolaire, d’autres privilégient l’orientation ou le développement professionnel.


L’évaluation de l’INJEP a recueilli les réponses de 51 associations sur 61 sollicitées. En 2022, parmi ces structures, douze déclaraient accompagner moins de cent jeunes, tandis que quatre en suivaient plus de cinq mille.


Les publics et les priorités peuvent se répartir ainsi :


  • Jeunes ayant besoin d’un appui scolaire ou méthodologique
  • Adolescents en recherche d’orientation et de confiance
  • Jeunes éloignés de l’emploi ou en insertion professionnelle
  • Enfants accompagnés par des programmes éducatifs locaux

Repérer le bon dispositif selon le besoin


Les Cités éducatives, les Cordées de la réussite et les Programmes de réussite éducative peuvent intégrer du mentorat. Pour trouver un point d’entrée, les familles peuvent contacter l’établissement scolaire, un service local ou une association implantée dans leur territoire.


Le tableau distingue les objectifs sans enfermer les jeunes dans une seule catégorie. Certains peuvent bénéficier de dispositifs complémentaires, à condition que les rôles de chacun soient clairement définis.


Situation observée Point d’entrée possible À vérifier
Difficultés dans une matière Tutorat ou soutien scolaire Contenu et fréquence des séances
Questions sur l’avenir Mentorat ou programme d’orientation Durée et suivi du binôme
Recherche de stage ou d’emploi Parrainage ou accompagnement professionnel Connaissance des secteurs visés
Isolement ou manque de réseau Structure locale de mentorat Accessibilité et modalités de rencontre


Le bon choix repose donc sur une demande précise et un cadre transparent, plutôt que sur une promesse générale de réussite. Les réseaux de mentorat sont utiles lorsque leur accompagnement correspond réellement aux attentes du jeune.

Source : Gautié J. (dir.), « Évaluation du plan 1 jeune, 1 mentor. Rapport final », INJEP notes & rapports, 2025.

À retenir

Mieux comprendre, pour choisir plus sereinement

Qu'il s'agisse de Montessori, de Freinet, de Steiner-Waldorf ou d'instruction en famille, chaque repère compris est un pas de plus vers un accompagnement mieux ajusté à votre enfant. S'informer ne remplace jamais l'observation au quotidien, mais permet d'aborder chaque étape avec plus de clarté.

Pour aller plus loin

  • Observer ce qui motive réellement votre enfant au quotidien
  • Échanger avec d'autres familles ou des enseignants formés
  • Vous appuyer sur une école ou une ressource reconnue
  • Avancer étape par étape, sans vous comparer à d'autres parcours